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Archives du Rewisbique - Agriculture: Les fermes et les fermiers de Rognon

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La ferme Sainte-Catherine

La ferme dite de Sainte-Catherine à Rognon doit probablement son nom à la chapelle du même nom s’élevant à proximité. C’était une chapelle à clocher desservie par un chapelain qui y célébrait la messe : l’un de ces chapelains est connu par le don qu’il a fait en 1336 à l’Hôpital de Rebecq.
Cette ferme avec ses bâtiments et ses terres constituait un ou plusieurs fiefs relevant des Francs-fiefs ou Terre franche de Rognon dont le possesseur était le baron – plus tard marquis – de Trazegnies. Le titulaire du fief jurait fidélité au seigneur de Rognon et était tenu de lui payer un droit seigneurial, le relief. Celui-ci était du en cas de changement de propriétaire du fief, soit lors d’une succession, d’une aliénation, d’une hypothèque ou d’une rente chargeant le bien. Lorsqu’il s’agissait d’une vente, le seigneur percevait un droit de dix pour cent sur le prix, payable par le vendeur ou l’acheteur. Quant aux membres de la Cour féodale (bailli et hommes de fiefs), ils percevaient quelques droits pour le prix de leur intervention. Ces formalités accomplies, le fieffé devenait véritable propriétaire, pouvait jouir librement de son bien, le vendre et dans le cas qui nous occupe louer ferme et terres.
Le dénombrement de la seigneurie de Trazegnies effectué en 1509-1510 nous renseigne que les héritiers de Jean d’Ittre tiennent un fief comprenant maison, prés, bois, terres labourables de 11 bonniers et demi ; un autre contenant maison, jardin, bois, pâturages et prés, en tout 4 bonniers, et cinq autres petits fiefs.
Par les successions intervenues plus tard, nous savons qu’il s’agit des fiefs comprenant la ferme de Sainte-Catherine. En effet Jehan, dit Gilliart d’Ittre (+ en 1467) était seigneur du fief nivellois d’Offembais (environ 60 bonniers s’étendant entre Rognon et Steenkerque) et seigneur d’Hobruge à Tubize. Il scellait des documents en qualité de pair des francs-fiefs de Rognon.
Lui succédèrent comme titulaires des fiefs :
- Jehan, dit Gilliart d’Ittre, seigneur d’Hobruge ( + vers 1488)
- Loys d’Ittre, seigneur d’Hobruge (+ en 1596)
- François d’Ittre, chanoine de la cathédrale de Malines (+ en Juillet1652).C’est lui qui chargea la ferme de Sainte-Catherine d’une rente annuelle de 45 florins pour faire célébrer dans la chapelle adjacente 2 messes par semaine pour le repos de son âme et de celles de ses parents.Cette obligation subsista jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, bien que la chapelle fût tombée en ruines depuis le début du 18e siècle.Il adopta aux noms et armes de la maison d’Ittre son neveu Jean-Jacques de Caestre, baron de Bautersem, fils de sa soeur Isabelle, qui prit le nom d’Ittre de Caestre.
Le 18 novembre 1661, Jean d’Ittre de Caestre ( + en 1676) fut admis au relief de « douze bonniers ou environ d’héritages y compris le fond de la cense de Ste-Catherine, soit maison, grange, étables, jardin, terres labourables, contenants ensemble 2 bonniers ou environ » ainsi que « treize autres fiefs contenant 14 bonniers ou environ ».
Ses successeurs furent :
Son fils George Joseph d’Ittre de Caestre, seigneur de Ravesteyn (relief du 7 juillet 1682).En 1709, il hypothèque la ferme de Ste-Catherine et le bois Gillion en garantie d’un prêt à rente de 2000 florins. En 1712, les hommes de fiefs de Rognon procèdent à la visite des bâtiments de la cense : maison, étables, grange, brasserie, et constatent que ceux-ci sont profondément délabrés et doivent être réparés. Il en est de même de la chapelle « située proche de la dite cense et y avoir trouvé que le clocher était bouleversé, les vitres cassées, qu’il y pleuvait dedans par divers endroits et qu’elle tomberait en décadence et ruine entière si elle n’était pas réparée au plutôt. » Cette dernière ne fut pas restaurée, rapidement abandonnée et jamais reconstruite. Profondément endetté, George Joseph d’Ittre de Caestre fut contraint de vendre ses fiefs de Rognon. Le 13 janvier 1714, ceux-ci, avec la ferme Ste-Catherine, furent acquis par Jacques Nicolas de Man, seigneur des deux Lennick, conseiller du Souverain Conseil de Brabant, et son épouse Anne Marie de Cordes. Le relief en fut effectué au nom d’Anne Marie de Cordes le 10 février suivant.
Lui succéda son fils, Charles Joseph de Man d’Hobruge. Ce dernier procède en 1753 au dénombrement des fiefs qu’il détient sous Rognon du marquis de Trazegnies, avec la cense qui s’étend alors sur 22 bonniers et 146 verges.
A la fin du 18e siècle, la ferme est détruite par le feu ! Si bien que le 28 novembre 1782, Jean Léopold Joseph de Man, lequel a remplacé son père en 1773, vend pour la somme de 713 florins au censier Jean François Dumont et à son épouse Marie Françoise Snep, « 5 journaux de jardin, pâture et cour avec les débris ou matériaux de la cense brûlée dite la cense de Ste-Catherine », toujours chargée de la rente de 45 florins fondée par le chanoine d’Ittre qu’ils devront prendre à leur charge, et à condition aussi « de restaurer les bâtiments de ladite cense brûlée pour le moins de 1500 à 1600 florins au cours de la présente année (1782) ou année suivante... ».Jean François Dumont peut ainsi obtenir à bail pour 9 ans, les terres voisines, ainsi que le bois Gillion (défriché ?), soit un ensemble de 30 bonniers 3 journaux 2 verges, et ce pour un fermage annuel de 676 florins 10 sous.
Jean Léopold Joseph Deman d’Hobruge a-t-il racheté la ferme restaurée ? Il est permis de le penser car le 14 juillet 1810, il loue à bail pour 9 ans, prenant cours le 30 novembre suivant, à Françoise Joseph Snep veuve de Jean François Dumont :
- La cense nommée Sainte Catherine en la commune de Rognon, avec tous les bâtiments et édifices qui la composent sur environ 1 ha 27 à 28 ares (ou 5 journaux) de cour, jardin, pâture et terres y contiguës.
- Six pièces de terres, prairies, verger, pour une superficie totale de 23 ha 67 a 04 ca, le tout pour un rendage annuel de 1063 frs 78 centimes (ou 586 florins 8 sous et demi), auxquels il faut ajouter impôts et charges, soit au total 1354 frs 73 centimes.
Que sait-on des différents fermiers qui occupèrent la ferme ? Peu de chose, sinon qu’ils appartenaient la plupart aux familles Delwart et Desmarez : ces derniers occupèrent souvent la charge de bailli, ou représentant du seigneur.
A l’occasion d’un recensement effectué en 1761, Joisse Desmaret, fermier de la cense de Ste Catherine déclare que sa maisonnée se compose de lui-même, de son épouse, de deux enfants et de quatre domestiques.
La culture des céréales y était pratiquée ainsi que l’élevage car les bonnes prairies situées le long de la Senne étaient particulièrement appréciées par le bétail
Lors de la visite des bâtiments de ferme en 1712, on remarque l’existence d’une brasserie et certainement un courtil pour la culture du houblon. C’était le cas dans la majorité des fermes et maisons de Rognon où l’on distillait aussi de l’alcool « hors taxes » à cause des privilèges de la Terre franche. Le même recensement de 1761 mentionné ci-dessus fait apparaître l’existence d’un brasseur « de bière blanche » et de six distillateurs. Ces derniers se déclarent en outre marchands de tabac !
Source: René DENYS - avril 2011

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