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La déportation du 7 spetembre 1916

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L’ENLÈVEMENT DES "CHÔMEURS"* 

Le 3 octobre 1916, l’ennemi a commencé à déporter en masse la population valide. Des riches ou des pauvres, avec ou sans travail sont pris impitoyablement. A la date du 25 octobre, plus de 15.000 hommes ont été emmenés des Flandres. Des chasses à l’homme ont eu lieu à Courtrai, Alost, Termonde, Gand, Bruges, etc.

La Wallonie et Bruxelles ne sont pas épargnés. Des centaines d’hommes issus des régions industrielles et agricoles furent rassemblés tels des troupeaux de bétail et soumis à un examen sanitaire. Ceux qui étaient trouvés aptes étaient envoyés vers des destinations inconnues. On vit des trains entiers de ces malheureux en route pour l’Allemagne. D’autres furent envoyés vers les départements français occupés. Les prisonniers étaient entassés dans des wagons ouverts et exposés durant tout le voyage aux intempéries sans boire ni manger. Courageux, ils ne se laissaient pas abattre malgré le froid et les privations. C’est en entonnant des chants patriotiques qu’ils subissaient cette nouvelle forme d’oppression.

L’autorité occupante s’employa à faire respecter l’ordre donné aux bourgmestres des villes et villages du Royaume. A savoir, l’obligation de fournir des contingents d’hommes valides en tant que travailleurs volontaires. Un grand nombre d’édiles belges firent preuve de courage et de civisme en essayant d’éluder les exigences allemandes. Le bourgmestre de Bruges, en refusant d’obtempérer à cet ordre qu’il jugeait inique, fut démis de ses fonctions et la ville condamnée à cent mille marks d’amende par jour de retard à l’enrôlement des travailleurs volontaires.
Des groupes de 800 à 1.200 hommes sont rassemblés sur les places des villes et dirigés vers les gares proches afin d’être déportés par trains entiers. Lorsque l’autorité communale n’a pas réuni le quota escompté, les soldats allemands pénètrent de force dans les maisons à la recherche des hommes de 15 à 60 ans. Malheur à ceux qui n’ont pas eu le temps de se cacher : ils sont emmenés à la pointe de la baïonnette vers le lieu de rassemblement. Par la même occasion, les soldats ennemis se servent sans vergogne en prenant tout ce qui les intéresse.
Le 8 novembre, c’est la région de Nivelles qui subit le même sort. Ce jour là, les habitants de Quenast peuvent lire un arrêté ainsi conçu :

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Préparatifs de la rafle des hommes de rebecq, Quenast, Tubize et Saintes

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Plan allemand du tri des hommes à déporter

Par ordre du Kriegschef, toutes les personnes mâles âgées de plus de 17 ans sont tenues de se trouver sur la Grand-Place de Tubize à 11 heures ­(belge) le 9 novembre, munies de leur carte d’identité.
-Il n’est permis de se munir que d’un petit bagage à main.
-Celui qui ne se présentera pas sera déporté en Allemagne et sera passible en outre d’une forte amende et d’une longue peine d’emprisonnement.
-Les ecclésiastiques, les médecins, les avocats et les instituteurs ne devront pas se présenter.
-Le bourgmestre sera tenu responsable de la bonne exécution de cet ordre.

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Première page du chapitre consacré à la déportation de 1916, par Gaston Lefèbvre, dans son carnet de guerre (Arch. Rewisbique) - Affiche de la ville d'Andenne obligeant les hommes de 17 à 55 ans à se déclarer (Arch. Andana)

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La place du marché, à Tubize, lieu de rassemblement des hommes voués à être déportés

LA DEPORTATION

Il n’y eut que 24 heures entre l’affichage et la déportation. Le lendemain de l’annonce de la mesure d’enrôlement « volontaire », on vit sur les chemins menant vers Tubize de longues files d’hommes de toutes conditions chaudement vêtus. Quelques femmes accompagnent ce défilé en sanglotant.

En arrivant sur la Grand-Place de Tubize, on aperçoit une foule déjà considérable. Les membres du Conseil communal et du service de ravitaillement sont appelés à haute voix. Ils présentent leur carte d’identité sur laquelle l’occupant appose un cachet, signe de liberté. Ils peuvent s’en retourner d’où ils sont venus. Les autres sont immédiatement dirigés vers l’aciérie de Clabecq, escortés de sentinelles allemandes. Après une attente de plusieurs heures, massés dans la cour le l’aciérie, ils entrent un à un dans une salle où des officiers leur infligent un interrogatoire en règle : nom, prénom, adresse, situation de famille, profession, etc. Alors, d’une voix dure et brève, un prussien hurle « à gauche ! » ou « à droite ! ». L’ordre « à droite » signifie l’esclavage.

Ceux qui se disent malades subissent la visite d’un médecin. Certains, en feignant n’être pas en bonne santé échappent à l’embarquement qui se fait immédiatement. Une longue file de wagons stationne non loin de là et les hommes désignés à la déportation sont hissés sans grand ménagement dans les voitures destinées habituellement au transport de bestiaux ou de marchandises.

Ceux qui restent à quai donnent leurs provisions, leurs vêtements et leur argent à leurs frères qui partent en esclavage.

Une foule compacte de femmes, de vieillards et d’enfants sont arrivés rapidement sur les lieux après avoir appris que les leurs allaient être déportés le jour même. L’ordre de départ du convoi est sifflé par un officier et vers 17h30, le train démarre lentement. Les prisonniers entonnent alors la « Brabançonne » qui retentit dans l’usine. Les cris d’adieu, les pleurs des femmes et des enfants se font aussi entendre. Quatre cents hommes de Quenast se trouvent à bord de ce train. Autant de Rebecq, de Wisbecq (Saintes) et de Bierghes s’en vont eux vers Bruxelles, puis en Allemagne où ils passeront de dur moment de souffrances et de privations.

Bientôt, les maigres provisions de bouche auront été consommées et c’est affamés, épuisés que les hommes arriveront quelques semaines plus tard sur le lieu de leur captivité. On a extorqué à ces malheureux un engagement « volontaire », alors qu’on les conduit en esclavage. La véritable raison de cette déportation : un ouvrier de chez nous déporté prendra la place d’un ouvrier allemand et celui-ci deviendra un soldat de plus dans l’armée allemande, de quoi renforcer les troupes.

* NDLR: L’article qui précède est tiré du carnet de notes que son auteur, Gaston Lefèbvre, âgé de 15 ans en 1914, a prises tout au long de la guerre. Gaston était le fils d’Arthur Lefèbvre, brasseur à Quenast. Les actuels brasseurs œuvrant dans la brasserie quenastoise, toujours en activité, descendent de Gaston. Sa narration, dont le texte a été transcrit in extenso décrit parfaitement les instants tragiques que les habitants de la région ont vécus, à l’instar de la population belge, dont les hommes risquaient de se voir appréhendés et déportés à chaque instant, une fois le plan de déportation mis en œuvre par l’occupant.

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La gare de Clabecq, d'où partiront les convois de déporté de la région

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Dessin illustrant la rafle des civils de 1916 (Source: Musée Royal de l’Armée, Bruxelles)

LA SITUATION À REBECQ, QUENAST, TUBIZE, et SAINTES EN 1916

Depuis le mois d’août 1916, l’autorité allemande s’apprête à exécuter son projet de réquisition de main-d’œuvre par la force, toutes les tentatives pour recruter les ouvriers des zones occupées nécessaires à son industrie en Allemagne ayant échoué. Au sein de certaines entreprises de grande envergure, encore en fonctionnement, mais au bénéfice de l’occupant, un malaise semble atteindre le personnel ouvrier. Un coup de tonnerre éclate aux carrières de Quenast, début septembre. Le 7, la majeure partie du personnel décide de ne plus travailler. Peu d’indications de sources officielles confirment le fait (rapports de collèges communaux, etc.) Toutefois, une preuve tangible vient éclairer de manière nette la situation. La plupart des carnets individuels des ouvriers comportent une notification à la page de début et de fin de contrat dans l’entreprise. Il y est indiqué: « JE SOUSSIGNÉ, SOCIÉTÉ ANONYME DES CARRIÈRES DE PORPHYRE DE QUENAST, DÉCLARE QUE LE PRÉNOMMÉ ….. EST ENTRÉ À MON SERVICE LE ….. ET QU’IL EN EST SORTI LE 7/9/1916. SIGNÉ, LE DIRECTEUR ».

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Le carnet de travail de Forneville Camille, né à Quenast le 20 mars 1888. Il est entré à la Carrière le 3 avril 1900. Il en est sorti, à l’instar de la plupart de ses collègues, le 7 septembre 1916. Emmené à Soltau le 9 novembre 1916, il y restera jusqu’au 26 juin 1917. Il réintègre la Carrière de Quenast le 26 août 1919. (Archives du Rewisbique)

Le récit de Gaston Lefèbvre nous apprend que les Allemands tentent de compenser la défection par tous les moyens, afin de ne pas interrompre leur production. Des ouvriers issus des communes de Lembeek et de Hall sont réquisitionnés pour venir remplacer ceux qui ont refusé de travailler pour les « Boches ». Mais rapidement, les Flamands s’enfuient, laissant la carrière sans production. Or, déjà, à cette époque, la fabrication de pavés a commencé à être remplacée par la production de gravier dont l’armée allemande a besoin pour charger les voies ferrée de ballast, empierrer les routes et fournir du macadam destiné aux tranchées, sur le front de l’Yser ainsi que pour la construction de bunkers. Jusqu’en 1917, l’occupant essayera de faire venir des ouvriers carriers d’autres provinces. En février, une quarantaine d’ouvriers issus de Desteldonck (près de Gand) arrivent à Quenast. Eux non plus, ne resteront pas longtemps sur les lieux, ils s’éclipsent à la première occasion. En fin de compte, les Allemands feront venir des prisonniers italiens qu’ils enferment des les carrières afin que ces derniers ne puissent s’évader. Ces malheureux sont maltraités et leurs conditions de vie sont si déplorables que les habitants de Quenast, déjà sans beaucoup de moyens, décident de les nourrir en leur jetant par-dessus les grillages d’enceinte, le peu qu’ils ont encore.

Les tentatives d’attirer les ouvriers belges à travailler pour eux ayant échoué, l’occupant passe à la vitesse supérieure. L’opération de recrutement forcé, décidée en août 1916 et programmée sur tout le territoire national, s’apparente plus à de l’esclavage qu’à la mise au travail. Elle est en place, dès le mois d’octobre 1916, dans le Hainaut et dans les deux Flandres. Les autres provinces suivront rapidement. Rebecq, Quenast et Tubize, bien que situés en Brabant, sont inclus dans la zone hennuyère. Des voix s’élèvent contre ces déportations qui constituent une violation flagrante de la Convention Internationale de La Haye. L’épiscopat belge fait aussi rapidement entendre son indignation et le cardinal Mercier lance son « cri d’alarme », mais rien n’y fera, les déportations commenceront. Bien que des affiches aient été apposées dans les villes et villages visés par la mesure d’enrôlement forcé, les soldats allemands sont à pied d’œuvre dès le matin. Généralement tôt, ils commencent les rafles en se rendant dans les maisons, en arrêtant les hommes des tranches d’âge précitées. Si certains tentent de s’enfuir, ils sont vite rattrapés et conduits vers leurs congénères rassemblés sur la place communale. Les chanceux qui ont quand même eu l’occasion de s’échapper, malheur à eux, s’ils sont repris plus tard. Le châtiment qui les attend sera terrible! Ainsi, tant en Flandre qu’en Wallonie, à partir d’octobre 1916, il ne sera pas prudent pour un jeune homme de se faire voir par la soldatesque teutonne, car tant que les évacuations de déportés sont d’actualité, il risque d’être arrêté et emmené manu-militari vers un destin peu enviable.

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Ci-dessus: Plusieurs ouvriers de Desteldonck posent dans le studio Desagre: Debout: Camille Verschaffel (1892), Petrus Poelman (Sint-Kruis-Winkel, 1896), Jules Duyck (Sint-Kruis-Winkel, 5 mai 1896). Assis: Edmond Vervaet , Octaaf Van de Voorde (1898), Emiel Vermeire (1898), Philemon Roels (1897).

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Ci-dessus, l’ensemble des Desteldonckois dans la carrière. (Arch. Rewisbique)

Les villes dotées d’une gare ferroviaire et qui possèdent une rue « de la Déportation » ou « Martyrs de Soltau » conservent le souvenir de ces rassemblements obligatoires d’habitants issus des localités des alentours. Sur le champ ils doivent quitter famille et amis. A Soignies, 842 Sonégiens sont réunis à la gare. Après une inspection médicale sommaire, ils sont embarqués dans des wagons réquisitionnés. Sur la Grand-Place de Tubize, l’occupant a rassemblé plus de quatre cents Quenastois, autant de Rebecquois. Avec les habitants de Tubize, c’est presque 2.000 compatriotes que l’on amènera en rangs serrés jusqu’aux Forges de Clabecq, à environ deux kilomètres.

Dans tout le pays, la plupart des familles ont au moins l’un des leurs victime de ce ratissage à grande échelle, bien orchestré par un occupant encore mieux organisé. Des heures d’angoisse vont commencer à s’égrener pour les épouses, les mères et les enfants des malheureux dont on ne saura que bien plus tard ce qu’ils seront devenus, quel aura été leur sort. Les hommes partis, les femmes devront développer des trésors d’imagination pour trouver en ces temps de disette et de pénurie, la nourriture déjà fort rare, afin d’assurer la subsistance d’une famille composée de jeunes enfants et de vieillards.

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Carte-vue de l’embarquement des déportés d’Ecaussines (Archives Rewisbique)

SOLTAU, LE CAMP DES BELGES

 

La Belgique est envahie par les armées allemandes dès le début du mois d’août 1914. Après une héroïque résistance, Liège tombe et Bruxelles subit le même sort le jeudi 20. Très vite, tout le pays est occupé, sauf la partie la plus occidentale délimitée par l’Yser. C’est dans ce retranchement que notre armée tint tête à l’envahisseur durant quatre années. Les hordes de soldats allemands déferlent alors vers le nord de la France.

Dès le début de l’occupation, une de leurs exactions consiste à prélever de la main-d’œuvre belge afin de travailler, entre autres, pour les chemins de fer allemands. Ils exigent qu’un certain nombre de jeunes belges se déclarent volontaires pour travailler sur les voies ferrées et au service des convois allemands.

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Carte de l'implantation des camps allemands - L'appel à Soltau (Archives Rewisbique)

Nombreux refusent cette obligation. En représailles, l’occupant inflige aux bourgmestres des communes du royaume de nombreuses et exorbitantes amendes et des peines d’emprisonnement. Les réfractaires sont déportés vers l’Allemagne comme travailleurs forcés.

C’est dans ces circonstances que se constitue le fameux camp de Soltau. Situé en Basse-Saxe, entre Hambourg, Hanovre et Brême, dans les marais de Lüneburg, il s’agit du principal camp de concentration dans lequel de nombreux Belges seront internés. Plus de cinq cents camps seront érigés pendant la première guerre mondiale et celui de Soltau fut appelé le camp des Belges. En effet, dès le début du conflit, des contingents de réfractaires belges furent amenés dans ces marais et durent construire les baraquements destinés à recevoir leurs infortunés compatriotes pendant les quatre années de guerre.

L’insalubrité de l’endroit, la promiscuité (on loge à cent-vingt détenus par baraque), l’hygiène sommaire, la nourriture rationnée et les conditions climatiques engendrent une mortalité élevée au sein des prisonniers. Malgré l’inconfort et la condition misérable des déportés, la vie s’organise petit à petit au cours des mois de captivité. Ainsi, une bibliothèque voit le jour. Elle est constituée d’ouvrages en français et en néerlandais. Une troupe de théâtre joue aussi des pièces lorsque les gardiens le permettent. Ces derniers prennent des photographies qu’ils revendent à leurs prisonniers afin qu’ils les envoient à leurs familles. Des séances de courrier obligatoires sont organisées et de nombreuses photos-cartes postales parviennent en Belgique. Les documents qui subsistent aujourd’hui constituent un témoignage important sur la captivité de nos compatriotes.

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La punition du poteau, à Soltau (Archives Rewisbique)

Le travail forcé est la seule occupation des prisonniers. La tâche consiste à bêcher, à longueur de journée, la terre du marais, afin de l’assécher. Ce travail harassant, bien que souvent illusoire, est exécuté sous la menace constante de coups de pieds, de crosse de fusil que les gardiens ne se gênent pas de donner aux malheureux forçats.

La discipline reste très stricte. La moindre incartade est punie du « poteau », auquel le contrevenant est attaché par le cou, les mains et les pieds des heures durant sans boire ni manger.

La nourriture est pauvre en tout. La portion congrue est de rigueur. Le déficit en calories provoque une faiblesse progressive des organismes déjà éprouvés par les conditions de travail et d’hygiène. Il meurt entre dix et quinze hommes par jour.

LE RETOUR DES DEPORTES

Lorsque les survivants reviendront au pays, ce sont des fantômes qui débarqueront des trains dans la plupart des gares du royaume.

La plupart des rapatriés sont dans état alarmant de faiblesse du à la mal nutrition, aux carences de vitamines accumulées durant le temps de leur exil. De plus, ils sont très nombreux à avoir contracté des maladies infectieuses de toutes sortes : pneumonies chroniques, maladies de la peau, etc.

De retour au sein de leurs familles, ils auront difficile de retrouver la santé. Le pays est exsangue, il manque de tout. Lors de leur repli, les Allemands ont emporté tout ce qu’ils trouvaient comme nourriture. De nombreux rescapés de Soltau décèderont en raison de l’état profond de dénutrition, cela, dans les mois qui suivront leur rapatriement. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, ceux qui auraient pu échapper à cette issue fatale seront rattrapés par la grippe espagnole qui sévit partout sur le continent et n’épargne aucunes classes sociales.

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Comme on peut le constater, sur la liste des déportés rebecquois, leur retour commença à la fin du mois de janvier 1917. Les prisonniers étaient rapatriés au fur et à mesure et selon des critères qui échappaient aux détenus. Pendant des mois, les occupants des camps étaient la proie de l’espoir et souvent d’une amère désillusion, lorsque leur nom ne figuraient pas sur la liste des personnes désignées à rejoindre le pays. Beaucoup de ceux qui étaient fortement affaiblis n’eurent pas la joie de connaître la délivrance et celle de revoir leur famille. D’autres, malgré leur état de faiblesse et de mauvaise santé n’eurent que le temps de revoir leur village d’origine pour décliner rapidement et mourir chez eux. C’est le cas d’Emile Houchon.
Libéré, il revient à Rebecq le 19 février 1917. Dans un état lamentable, il doit être soutenu par deux compagnons de captivité pour pouvoir avancer. Il est au bout du rouleau. Il est épuisé et décède le 22 à 22h.

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Déclaration du curé de Rebecq, J. Dacosse, qui décrit entre autres, l'état dans lequel, les déportés rapatriés se trouvaient à leur retour à Rebecq (Archives Générales du Royaume - Rapports des paroisses-Rebecq-1919)

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