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L'invasion et l'exode de 1940

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le 14/10/2022
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Dès l'entrée des Allemands en Belgique, la population panique. Le souvenir de l’invasion de 1914 reste dans toutes les mémoires ; on se souvient des massacres et des exactions commises dans beaucoup de communes belges.

Dès le 10 mai, des télégrammes d’Etat arrivent sur le bureau du Bourgmestre Deridder. Un de ceux-ci stipule qu’il est urgent de faire arrêter tous les ressortissants allemands nés entre le1er janvier 1881 et le 31 décembre 1923 et se trouvant dans la commune. Le bourgmestre sont priés de maintenir ces individus prisonniers jusqu’à nouvel ordre.
Le 11 mai, un autre télégramme communique les mesures à prendre en matière de restriction de carburant.
Le 12, à 9 h 45, suite aux nombreuses perturbations observées dans les communications télégraphiques, les bourgmestres sont tenus d’organiser des services de guet destinés à surveiller et à rendre compte de tous mouvements d’avions ennemis. A cet effet, il est veillé à recruter des veilleurs calmes et pondérés.
Cinq minutes plus tard, un autre pneumatique mentionne que les troupes françaises et britanniques présentes sur le territoire de la commune doivent être traitées avec les mêmes égards réservés à l’armée belge, surtout en matière de logement et d’alimentation.
A 13 h 25, le dernier « bleu » émanant de l’Etat stipule que les gardes civils sont tenus d’obtempérer aux ordres et injonctions émis par l’armée belge ou les troupes alliées.

La population du village dut sûrement apprendre l’existence de ces télégrammes, ce qui accentua le sentiment de peur et précipita le départ de ceux qui souhaitaient fuir. Ainsi, à Rebecq et Quenast, plusieurs habitants se préparent à partir. On charge l’automobile, si on en a une, sinon, un véhicule attelé à un cheval ou des bœufs. C’est l’exode. Les Rebecquois rejoignent rapidement les cohortes de Belges déjà sur les routes du sud.

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Le premier télégramme d’Etat du 10 mai, arrivé à 18h03

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Le deuxième télégramme d’Etat du 10 mai, arrivé à 18h20

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Le télégramme d’Etat du 11 mai, arrivé à 08h15

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Le premier télégramme d’Etat du 12 mai, arrivé à 09h45

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Le deuxième télégramme d’Etat du 12 mai, arrivé à 09h45

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Le télégramme troisième et dernier d’Etat du 12 mai, arrivé à 09h50

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Emile Colson

Le médecin du village de Rebecq, Emile Colson décide de quitter Rebecq. Il part sur sa bicyclette et se dirige vers le sud. Tout au long de son lent périple, au milieu des centaines de fuyards, il vient en aide à ceux que nécessite sa pratique de l’art de la médecine. Il croise la famille Hanon à la frontière franco-belge et se dirige vers Saint-Omer. Arrivé aux abords du village de Blessy (Nord), il doit s’y réfugier rapidement, les troupes allemandes sont déjà là.

Les envahisseurs se sont positionnés sur une crête à un kilomètre de Blessy et tirent à feu nourri sur la bourgade. Il est à noter qu’un peloton de militaires bretons est positionné dans le village. La lutte est inégale, et rapidement, les envahisseurs mettent les soldats français hors de combat. Notre compatriote Colson porte secours aux nombreux blessés qui jonchent le sol. A un certain moment, un détachement de l’unité SS « Das Reich » entre dans Blessy et commence à achever les blessés. Ils attrapent Emile Colson et l’emmènet à l’entrée du cimetière municipal. Là, ils lui tirent une balle dans la tête. Le malheureux médecin s’écroule, ses assassins s’en vont, le laissant là.

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Emile Colson, médecin rebecquois - Sa tombe à Blessy (Nord-France)

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La famille Hanon

Emile Hanon, le photographe du village est également parti ; la famille est à pieds, et on a mis le plus jeune enfant, Emile, dans une poussette. Ils sont les derniers Rebecquois à voir le docteur Colson, en passant la frontière. Les familles Cheron et Scarset ont rejoint les Hanon et ensemble, ils tentent d’aller vers le sud. Leur périple s’arrête à La Bassée, localité proche de Lille. Alors qu’ils passent la nuit dans une ferme, Georges Cheron qui a 11 ans, à l’époque, reçoit une balle perdue dans la cuisse.

Finalement, à l’instar de la majorité des Rebecquois qui ont quitté leur village, ils y retourneront, comprenant que les Allemands ont déjà occupé une bonne partie de la France et qu’il serait illusoire de tenter de percer les limites de zones imposées par l’occupant.

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Emile Hanon - La Bassée, près de Lille, où la famille Hanon a du rebrousser chemin

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La famille Lefèbvre

A Quenast, Gaston Lefèbvre, le brasseur fit comme beaucoup, également il décida de partir se mettre à l’abri. L’automobile et deux camions hippomobiles furent utilisés pour de voyage. Outre sa famille, les ouvriers de la brasserie et leurs familles respectives partent ainsi que la famille Croquet dont le mari, Raymond est employé aux Forges de Clabecq et l’épouse est institutrice à l’école de Quenast. Le départ a lieu le 15 mai au soir. Pendant six jours, ils vont galérer sur les routes du sud de la Belgique en tentant de trouver une brèche dans le dispositif qui avait été instauré d’urgence par les autorités belge qui tentait d’interdire la sortie du territoire. C’est finalement dans la région d’Ypres que les Quenastois arrivent à traverser la frontière.

Arrivés à la Grande Synthe, près de Dunkerque, ils trouvent refuge dans une ferme. Mais les tirs de canons et d’armes lourdes est si intense qu’il est dangereux de rester sous un toit, de peur que celui-ci ne s’écroule sur les réfugiés. Le lendemain, constatant qu’il est impossible de continuer la route dans de telles conditions, les Quenastois décident de rentrer au pays.

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La carte routière qu'employa Gaston Lefèbvre pour le périple de l'exode

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L'itinéraire employé par la famille Lefèbvre

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Léon Lejour

Si la plupart des habitants qui le pouvaient partent, certains décident de rester. C’est le cas de Léon Lejour, le meunier de Rebecq. Alors que son épouse Marie, née Minne embarque dans l’auto familiale avec ses enfants, il continue à faire fonctionner les moulins. Il est sur le pas de sa maison lorsque les Allemand entrent dans le village. Ces derniers, en l’apercevant, croient qu’il s’agit du mayeur. Ils l’obligent à leur servir à boire et lui posent un tas de questions auxquelles le meunier ne sait que répondre, il ne parle pas allemand.

En fin de compte, les militaires, comprenant qu’il y a méprise, s’en vont plus loin pour tenter d’intercepter le bourgmestre qui est également parti en exode, mais sera rapidement de retour. Cet incident eut pour Léon Lejour des conséquences graves. Suite à la peur qu’il eut devant les envahisseurs, il développa un cancer qui l’emportera en 1943.

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Léon Lejour - Marie Minne, son épouse

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L'exode des Belges

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