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1940-1945 La vie quotidienne pendant la guerre
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Dès que les Allemands occupèrent notre territoire, une pluie d’ordres de réquisitions et de restrictions s’abattit sur les autorités communales du pays. Les premières mesures concernaient le contrôle de la population et celui des personnes juives. Puis, les moyens de transport et le carburant furent l’objet de réquisitions. Les chevaux et les véhicules durent être répertoriés et les listes envoyées à la kommandantur de Nivelles. Ensuite, le fil de fer barbelé disponible dut être apporté aux occupants, on retrouvera celui-ci le long du Mur de l’Atlantique, en 1944...

La population de nos villages, à l’instar de celle des autres communes de Belgique, commence à s’organiser en vue de s’assurer un ravitaillement de base qui devient de plus en plus problématique au fur et à mesure que la guerre dure . Très vite, les Allemands s’assurent de ce que les récoltes de 1940 ne soient pas soustraites à leur contrôle. L’armée occupante vit sur le pays qu’elle occupe et il est primordial pour elle que les denrées produites sur le sol de leur zone soient directement confisquées. Cela a l’effet immédiat d’une envolée des prix des matières premières. Les pommes de terre, le froment, le lait et ses dérivés, le porc, le lard, le charbon, bref tout ce qui peut aider les gens à se nourrir et à se chauffer atteint très vite des prix inimaginables. Les gens des zones rurale ont plus de chance que ceux des villes. La plupart ont un jardin ou un lopin de terre qu’ils cultivent. On élève des poules et des lapins, quelques cochons, des moutons... Les arbres fruitiers fourniront un apport en vitamines fort apprécié durant la période de carences que vivront les villageois durant quatre ans.

Ces productions privées échappent à l’occupant, mais celles des cultivateurs et des fermiers sont l’objet de contrôles constants de la part de l’occupant. Elles sont aussi la cible des résistants qui pour financer leurs actions, n’hésitent pas à réclamer une part de ces produits, afin de les écouler au marché noir et récupérer ainsi les finances nécessaires à leurs mouvements. Les fermiers enjoints de planter du colza devant servir à fabriquer du carburant que les Boches utiliseront sont systématiquement menacés de représailles de la part des résistants s’ils ne détruisent pas ce genre de plantations. Le problème, c’est que s’ils obéissent à ces injonctions, ils auront de sérieux problèmes avec les Allemands. En plus, leurs champs sont la visée constante de personnes qui n’hésitent pas à recourir à la violence afin de voler souvent de quoi subsister dans l’immédiat. On a bien tenté d’instaurer des gardes rurales, mais il y a peu de volontaires, ceux-ci ne voulant pas risquer d’avoir des misères avec la Résistance ou se faire tabasser par des voleurs. Si certains paysans ont commis des actes inciviques en profitant de la situation pour s’enrichir au détriment des populations affamées, combien d’entre eux vécurent ces années de guerre dans la crainte constante de se voir ruinés, voire même tués par leurs compatriotes.

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Affiche vantant le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire)

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Premières mesures de réportions visant les Juifs

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Le plus difficile pour nos populations est de se fournir en charbon. Celui de bonne qualité est réquisitionné par les Allemands et le rebut est généralement cédé aux civils. Certains ont toutefois trouvé une parade intéressante: ils attendent les trains de marchandises le long des voies, aux endroits où il y a une côte obligeant ceux-ci à ralentir. Ils montent alors sur le tender et prennent le charbon qu’ils jettent sur le bord de la voie afin de le récupérer ensuite. Certains machinistes s’emploient à ralentir leur train encore plus afin de leur permettre d’en prendre plus encore.

Cette époque sera le temps de l’ersatz. Déjà, en 14-18, il avait fallu trouver des adjuvants aux produits manquants. Mais certains n’hésitent pas à trafiquer leurs marchandises afin de faire des bénéfices supplémentaires. La farine est surtout l’objet de telles pratiques. On y met de la craie ou du plâtre. Le mieux est d’aller au moulin avec son sac de froment. Le meunier fournira alors directement la farine et le son issu des grains. Mais comme les meuniers sont tenus de déclarer ce qu’il se moud dans leur moulin et pour qui (les contrôles des moulins et de leurs activités sont très stricts et les peines encourues sévères), les gens qui possèdent du blé obtenu de manière illicite s’arrangent pour venir le faire moudre la nuit. Mais les Allemands ont instauré un système de scellés à poser sur les meules la nuit. Le champêtre est chargé de les poser le soir de de enlever le matin.

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Arrêté contrôlant la circulations des personnes en campagne afin d'éviter le vol des cultures

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Liste des chevaux réquisitionnées à Rebecq

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A Rebecq, en 1944, le meunier avait trouvé le moyen de desceller les meules afin de pouvoir moudre pour les personnes n’ayant pas envie d’expliquer d’où provenait leur blé. Le champêtre, soupçonnant sans doute la manœuvre, vint en pleine nuit surprendre les contrevenants. Il menaça le meunier et ses clients nocturnes de les dénoncer. Mal lui en prit! Il reçut une correction qui lui ôta l’envie de se promener dorénavant de nuit.

Si les adultes vivent dans la recherche permanente des moyens de subsistance, les enfants de nos villages vont normalement à l’école. L’enseignement a repris dès que les personnes qui avaient fui l’invasion sont revenues au village. Ceux issus des familles les plus pauvres s’emploient, après l’école, à glaner lorsque c’est le moment, ou à couper l’herbe pour les lapins. Si les plus jeunes vivent plus ou moins normalement, les adolescents et les jeunes gens ont la crainte de se voir enrôlés pour le Service de Travail Obligatoire. La plupart de ceux qui reçoivent l’ordre de partir en Allemagne rejoignent la clandestinité et la résistance.

Quant à l’industrie et aux grandes entreprises de la région, obligées de travailler pour l’ennemi, elles fonctionnèrent pendant toute la guerre. Cette situation eut pour effet de fournir du travail et un salaire aux ouvriers qu’elles employaient déjà avant l’invasion et qui n’avaient pas été faits prisonniers. Les carrières de Quenast, les aciéries de Clabecq, la soierie de Tubize et les verreries de Braine-le-Comte continuèrent de produire tout en devenant le creuset de mouvements de résistance dont plusieurs de leurs membres payèrent de leur vie leur engagement dans le combat contre la présence allemande.

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Affiche contrôlant le glanage des récoltes

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