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Les Cahiers Rebecquois 1
Les chapelles, oratoires et autres lieux de dévotion de l’entité de Rebecq", par W. Burie
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1940-1945 L'occupation à Rebecq

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Lorsque les Allemands arrivèrent dans notre région, les troupes françaises et anglaises qui s’y trouvaient afin de contrer l’avancée allemande s’étaient repliées en vitesse vers Dunkerque, d’où elles pouvaient rejoindre l’Angleterre. Une grande partie de la population de nos villages avait aussi décidé de partir, craignant les exactions teutonnes telles qu’elle les avait endurées en 1914. Beaucoup de Rebecquois, Quenastois, Saintois et Biergheois se retrouvèrent sur les routes du Nord de la France fuyant le plus loin possible. L’Histoire nous a appris que tous ces gens furent forcés de revenir rapidement d’où ils étaient partis à cause de la fulgurante avancée allemande.

Dès leur arrivée dans le pays, les occupants instaurèrent un système de contrôle des populations très efficace. Le Gouvernement belge ayant décidé de partir en exil, il ne restait plus que les Secrétaires Généraux de l’Administration habilités à émettre des décisions en matière administrative. Ces derniers reçurent les ordres du Gouverneur militaire allemand basé à Bruxelles et furent contraints de les transmettre vers les administrations provinciales qui les communiquaient aux bourgmestres des communes de leur ressort. C’est ainsi que nos villages reçurent les ordres depuis Nivelles, où se situait la Kommandantur. La Wehrmacht s’était installée dans plusieurs villes de la province et les garnisons locales quadrillaient les villages.

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Otto Vözler était photographe à la Wehrmacht. A ce titre, il a pris un certain nombre de clichés de ses collègues à Rebecq. Il eut aussi l’occasion de circuler sur différents fronts de combats. Lorsqu’il revenait à Rebecq, il se rendait chez Emile Hannon qui tenait un petit laboratoire de développement de photos afin de tirer les siennes. Chaque fois qu’il arrivait chez les Hannon, il regardait si le poste de TSF n’était pas branché sur la BBC. Ensuite, il montait à l’étage pour y développer ses prises de vues. Comme il laissait les négatifs sur place, notre photographe rebecquois s’empressait de faire des tirages supplémentaires qu’il conservait à l’abri des Allemands. Grâce à cela, nous avons eu des témoignages essentiels de la présence de l’occupant à Rebecq, des actes de sabotage faits par la Résistance ainsi que de différents événements passés sur le front de l’Ouest et dans la région de Sedan où le photographe militaire semble s’être rendu en mission. Plus jamais les Hannon n’eurent de nouvelle de ce militaire allemand. Comme bien d’autres soldats de la Wehrmacht, il dut probablement rejoindre les zones de combats afin de contrer l’avancée des armées alliées en 1944, soit à l’Est, soit à l’Ouest. Ce témoignage émane de Mme Cécile Hannon, fille du photographe Emile Hannon.

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Dès le début de la guerre, une troupe de la Wehrmacht caserna à Rebecq. On voit ci-dessus, les soldats casernés à l'école communale de la rue des écoles (maintenant rue du Montgras). Ils sont au repos dans la cour de récréation ou dans les classes changées en dortoir.

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Ainsi, les premiers arrêtés de réquisition arrivèrent dans les communes et les bourgmestres et échevins faisant fonction durent les faire appliquer immédiatement. Au moindre retard, ils étaient rappelés à l’ordre. Afin d’assurer la subsistance des troupes, le contrôle de la population et la reprise de l’activité économique qui s’était quasiment arrêtée au moment de l’invasion, les Allemands émirent une série de directives tendant à contrôler toutes les ressources.

Un autre aspect important du système d’occupation fut la lutte contre toute forme de résistance, tant passive qu’active. Dès les premiers jours d’occupation, divers mouvements de résistance s’étaient formés et pour les combattre, les services de sécurité allemands s’employèrent à contrôler la population. Un moyen sur lequel ils comptèrent fut la collaboration d’individus, souvent peu recommandables, qui se chargeaient de dénoncer toute forme éventuelle de résistance.

Pour la population de notre pays, commencèrent alors quatre années de contraintes. Outre la crainte de se voir arrêtés par les « Boches » et la peur d’être pris pour le fameux S.T.O. et expédiés comme travailleurs en Allemagne, les Belges durent s’employer à trouver de quoi subsister. Les agriculteurs eurent fort à faire pour ne pas voir leurs champs pillés par la population affamée, d’autant plus qu’ils avaient du déclarer le nombre d’hectares semés ou plantés, l’état de leur cheptel, etc. A la moindre défaillance des comptes au moment de la récolte, ils risquaient l’arrestation et les conséquences qui s’en suivraient. Le prix des denrées de base grimpa de manière telle qu’il fut très rapidement impossible de s’assurer une subsistance normale. Des arrêtés interdisant le glanage après récolte furent promulgués, des milices de surveillance des champs créées, la police rurale fut tenue d’intervenir afin de maintenir d’application les interdictions de circuler de nuit. Tous ces faits contribuèrent au sentiment d’insécurité qui régna au sein de la population pendant les années de guerre.

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La troupe d'infanterie allemande basée à Rebecq est constituée d'une soixantaine d'hommes du rang menés par quelques sous-officiers et un lieutenant. On les voit réunis sur la Grand-Place de Rebecq, pour la parade. Pour l'exercice, ils vont dans la campagne avoisinante et les corvées "lait" vont traire directement dans les prairies.

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On observe sur ces photos ci-dessus que certains soldats ont revêtu la tenue d'hiver des chasseurs en montagne. un officier fait de l'exercice hippique vers la Basse Cabècque, le long de la Senne. On aperçoit sur la dernière photo, au fond, la ferme Vandervliet (ou de la Basse-Cabècque). Ce détachement est resté à Rebecq, selon toute vraissemblance, jusqu'au début de 1943. Cela semble plausible en fonction du contenu des photos qu'a laissé Otto Vögler, qui a voyagé plusieurs fois dans les Ardennes et sur le front de l'Ouest.
Chaque fois qu'il revenait de ces voyages, il revenait faire développer ses films chez Emile Hanon qui en gardait une épreuve en cachette. Les clichés montrent une série de sujets (attentats, sabotages, crashs d'avions et destructions de villes) qui ne purent s'être déroulés plus tôt. Et après février 1943, chaque intervention de l'occupant sur Rebecq était dirigée depuis la kommandantur de Nivelles.
Il est fort possible que les hommes de ce détachement ont été mutés sur le front de l'est, où le manque de soldats se faisait sentir.

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