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Les Cahiers Rebecquois 1
Les chapelles, oratoires et autres lieux de dévotion de l’entité de Rebecq", par W. Burie
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Archives du Rewisbique: Eglises

L'histoire des cloches des églises de l'entité de Rebecq
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acquisitions29/04/2019
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Un peu d’Histoire

cloohes des églises de rebecq

La cloche est l'un des plus vieux instruments sonores que nous connaissions : elle est née probablement, quant à son principe, à l'époque où l'homme sut, par le feu, durcir l'argile et constituer ainsi un vase qui se révélera « sonore » en le percutant. Les premières cloches métalliques remontent à l'âge du bronze. On trouve des traces d'utilisation des cloches en Asie, il y a 4000 ans (Les Annales de la Chine rapportent que l'Empereur Hoang-ti fit fondre, vers l'an 2260 av. J.-C., douze cloches). Plusieurs clochettes de l'époque Shang (XVIIIe-XIe s. avant notre ère) sont exposées au Musée de l'histoire chinoise à Pékin.
Le grand prêtre Aaron portait, d'après la Bible, une tunique au bas de laquelle se balançaient des clochettes d'or. Plusieurs manuscrits représentent le roi David jouant du carillon en frappant quatre clochettes en signe d'allégresse. Des petites cloches de bronze datant de 1000 av. J.-C. environ ont été découvertes dans le palais babylonien de Nemrod (actuellement exposées au British Museum). Les antiques monuments de Phénicie et de l'Egypte ont fourni de nombreuses clochettes. Les Grecs et les Romains les employaient pour plusieurs usages.
En Gaule, la cloche paraît avoir succédé au simandre, instrument fait d'une planche de bois percutée, qui servait aux appels. A s'en tenir à notre territoire et aux témoins archéologiques, les fouilles ont exhumé un grand nombre de cloches d'époque gallo-romaine. Elles étaient fondues ou battues, c'est-à-dire en bronze ou en fer.
Selon les historiens, les cloches en bronze d'une certaine importance ont fait leur apparition en Occident dans les milieux monastiques. Divers documents du Ve siècle attestent l'activité de moines fondeurs de cloches. Mais c'est entre le VIIIe et le XIIe siècle que la forme et les procédés de fonte furent améliorés et qu'apparurent les premières grosses cloches (quelques centaines de kg). Bien que la fonte des cloches fût l'apanage presque exclusif des monastères pendant cette époque, il est question cependant, dès le VIIIe siècle, de fondeurs itinérants laïcs.
De nombreuses fouilles archéologiques ont permis, en effet, de retrouver les emplacements des premières coulées, au pied même des édifices auxquels étaient destinées les cloches : églises, monastères, cathédrales. Ces fondeurs de l'époque ou « saintiers » se déplaçaient pour effectuer le travail sur place et éviter le travail d'acheminement des cloches. De grandes voitures amenaient personnel et matériaux sur le lieu de la coulée. La construction du four à fusion et le moulage des profils pouvaient durer plusieurs mois, selon l'importance de la commande.

cloche de rebecq

Moule de fonderie de cloche découvert lors des fouilles de l’emplacement de l’ancienne église de Rebecq, en mai 2012. Les fondeurs étaient itinérants et ont dû fabriquer cette cloche au XVIe siècle. On a retrouvé, non loin du moule de la cloche, les traces de la fonderie d’une croix, probablement celle du clocher du bâtiment antérieur à l’actuelle église Saint-Géry. (Archives Rewisbique - Photo: W Burie)

Au fur et à mesure que les techniques de fonte étaient perfectionnées, les fondeurs cherchèrent à satisfaire les demandes les plus ambitieuses de leurs clients, en particulier ceux qui avaient la charge d'équiper en cloches les grands édifices civils ou religieux. Le nombre et le poids des cloches est, en effet, plus ou moins en proportion avec la taille de l'édifice ou de son importance territoriale et il n'est pas étonnant que les premières grosses cloches, appelées aussi bourdons, furent fondues pour prendre place dans nos cathédrales ou nos basiliques. Des cloches de 15 tonnes existaient en France dès le XVIe siècle (rappelons que la plus grosse cloche actuelle en France est la Savoyarde, à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, avec ses 19 tonnes). En dehors de l'aspect prestigieux du poids ou de la grosseur de l'objet, l'intérêt des grosses cloches réside dans la note grave que l'on peut obtenir et dans la portée du son.
Certains fondeurs coulaient occasionnellement des cloches en parallèle avec la fonte de Certains fondeurs coulaient occasionnellement des cloches en parallèle avec la fonte de canons... ou d'autres pièces de bronze, mais d'autres s'en sont fait une spécialité et ont transmis leur savoir-faire à leurs enfants ; ainsi constate-t-on l'existence de véritables « familles » telles les Farnier, les Drouot, les Cochois, les Bollée, etc. Ce n'est que vers la fin du XVIIIe siècle que les saintiers cesseront progressivement d'être itinérants pour installer leurs ateliers qui deviendront de véritables fonderies.
Si les grosses cloches se trouvent généralement dans les clochers d'édifices religieux, dans les clochetons de bâtiments civils publics (cloches d'horloge monumentale sur les mairies, les gares, les écoles...) ou au sein d'édifices divers, tels les beffrois, (cloches de carillon), on peut trouver des cloches de taille généralement plus modeste dans d'autres lieux.
La cloche d'appel peut être la cloche de la cour d'école, pour sonner la fin de la récréation, la cloche de portail ou « cloche de maison », pour avertir de l'arrivée d'un visiteur, la cloche de sacristie (ou clochette de chœur), pour avertir les fidèles de l'arrivée de l'officiant, etc. Dans la plupart des cas, il s'agit de cloches en bronze mises en volée (en mouvement) à l'aide d'une cordelette ou d'une chaîne, tout comme les cloches de chapelle sonnées à la corde.

La cloche sur les bateaux

cloohes des églises de rebecq

Selon la réglementation maritime, les navires d'une longueur supérieure à vingt mètres doivent être pourvus d'une cloche en sus d'un sifflet (ceux d'une longueur supérieure à cent mètres doivent disposer en plus d'un gong ou d'une cloche dont la tonalité est différente de celle de la première cloche). La cloche de la proue (avant du navire) est la plus grande et a un son grave, celle de la poupe a un son plus léger afin que l'équipage puise les distinguer.
Le son de la cloche rythme la vie à bord et il y a tout un code sonore à respecter pour que le signal soit compris. Une corde (la seule « corde » sur un navire) est reliée au battant de la cloche, mais ce peut être un autre dispositif mécanique. Même les sous-marins à propulsion nucléaire comportent une cloche en bronze ! En cas d'avarie, cela permet aussi de signaler la présence du navire perdu dans la brume.

La cloche de locomotive

Pour annoncer l'arrivée du train à proximité d'un passage à niveau d'une route, ou pour écarter les bêtes en liberté qui pouvaient se trouver sur la voie, au milieu des grands espaces, les locomotives à vapeur qui circulaient en Amérique du Nord étaient dotées d'une cloche qui était actionnée par le chauffeur. Les locomotrices modernes disposent maintenant d'autres types d'avertisseur sonore. D'autres véhicules, dans certains pays ou à certaines époques, disposent d'une cloche comme avertisseur sonore : les véhicules d'incendie, les tramways.

Au cou des bêtes

cloohes des églises de rebecq

On désigne généralement par « clarine » ou « sono » une clochette en bronze, munie d'un petit battant mobile, attachée par un collier en cuir ou en bois au cou d'une vache, d'un mouton, d'une chèvre... On parle de « sonnaille » ou de « toupin » lorsque la clochette est faite d'une tôle en fer brasée ; la technique de fabrication est alors très différente, mais l'usage est le même que celle de la clarine. Les animaux portent des clarines surtout dans les zones de pacage ou de transhumance, dans les lieux où la prairie n'est pas close par une clôture. Le son généré par l'agitation de la clochette sert à repérer l'endroit où se trouve le troupeau ou une bête isolée. Dans les périodes de transhumance, le son des clochettes portées par les bêtes en tête du troupeau contribue à stimuler la progression du troupeau. Les grelots jouent un rôle similaire aux clarines ou aux sonnailles.

Les clochettes à main (ou à manche)

Ces clochettes ecclésiastiques se rencontrent en Bretagne, en Irlande, en Ecosse, au Pays de Galles et ont été produites entre le VIIIe et le Xe siècle. Elles ont une taille et une forme assez proche des clarines ou des sonnailles que l'on pend au cou des animaux. Elles sont généralement associées à la vie d'un saint évangélisateur et l'on prête à certaines de ces reliques des vertus miraculeuses. On peut supposer que les moines allaient de villages en villages et agitaient leur clochette pour faire venir les habitants avant de prêcher la bonne parole.
Les clochettes liturgiques ou sonnettes de messe
Ces sonnettes peuvent être une simple clochette à manche mais, souvent, elles sont constituées d'un ensemble de trois ou quatre clochettes ou timbres reliées à une poignée. Cet instrument sert à marquer les temps forts de la messe catholique.

La clochette du lépreux

Autrefois (on en parle dans la Bible) et jusqu'à une époque où la lèpre sévissait en Europe, les lépreux étaient tenus à l'écart ; ils portaient sur eux une clochette qu'ils devaient brandir et faire tintinnabuler en criant « impur, impur » pour que les gens s'écartent à leur passage.

Les tribulations des cloches rebecquoises

Lors de l’occupation de notre pays par les troupes révolutionnaires, des mesures à l’encontre de l’Eglise catholique furent prises par les autorités républicaines. Les lieux de cultes, couvents et autres monastères devaient fermer. Les prêtres qui n’obtempéraient pas aux ordres encourraient des peines lourdes. Ils furent appelés « les curés insermentés ». Conjointement à ces mesures, il fut créé dans les départements couvrant notre pays, une conscription.
Une armée composée de citoyens remplace dorénavant l’armée de métier ; à l’ancien volontariat succède ainsi la conscription qui enrôle dans l’armée française tous les jeunes gens de 20 à 25 ans.

cloche de rebecq

La guerre de paysans: Le Rassemblement, Constantin Meunier, 1875. - Sainctiers ou fondeurs itinérants (Wikipédia)

Les Belges n’avaient jamais consenti à se soumettre au service militaire par contrainte qui aurait privé les agriculteurs de leur main-d’œuvre la plus valide. Aussi, dès que furent placardées les premières affiches appelant les conscrits sous les drapeaux, un mouvement de révolte se dessina. Ce fut le début de la guerre des paysans. Cette insurrection n’avait pas le but ambitieux d’affranchir les provinces belges du joug français. Il fallait plutôt y voir la volonté des paysans de mourir en partisans, près de leurs villages, plutôt que comme conscrits sur un lointain champ de bataille. Les paysans s’étaient armés de fourches, de fléaux et d’armes à feu disparates. Ils pénétraient par bandes dans les villages, massacraient les autorités et confisquaient les caisses publiques puis se dispersaient. Cette guérilla désordonnée dura une dizaine de mois et se solda par un échec. Elle fut sévèrement réprimée. Durant cette période troublée, lorsqu’il s’agissait d’avertir le peuple que la troupe allait arriver pour l’enrôlement de force des conscrits, ou leur arrestation pour non-obéissance, ce sont les cloches qui servaient d’appel. Les autorités révolutionnaires ordonnèrent donc l’enlèvement des cloches. Celles de Rebecq et des villages environnants furent envoyées en dépôt à Bruxelles. Cela se passait en l’an VII.

Lorsque Napoléon Bonaparte arriva au pouvoir, les choses changèrent quelque peu. La politique religieuse du Premier Consul concourut à réconcilier les Belges avec le nouvel ordre des choses. Le 15 juillet 1801, le Concordat conclu entre le pape et Bonaparte mettait fin au caractère antireligieux de la France révolutionnaire. L’Eglise acquit même une série de nouveaux privilèges dont le rétablissement de l’usage des cloches. Par contre, la conscription sera maintenue jusqu’au début du XXe siècle et sera remplacée par le service militaire.

Mais les cloches de l’entité rebecquoises n’en eurent pas fini avec les aventures. Lors de l’occupation de notre pays par les Allemands, en 1914, de nombreuses églises furent détruites et les cloches qui y pendaient également. Lorsqu’il ne s’agissait pas de bombardement, ce fut la menace de les voir dépendues en vue de se servir du métal pour fabriquer de l’armement. Et cela recommença en 1940-1945. Les cloches de Rebecq furent réquisitionnées par l’occupant.

cloche de rebecq

Pétition organisée par des notables rebecquois demandant aux autorités du département de la Dyle, le retour des cloches des églises, en particulier, celles sonnant les heures. Document datant d’octobre 1798 - Brumaire an VII (Archives du Rewisbique)

Les fondeurs des cloches de nos villages:

CHEVRESSON Nicolas 1 (Wisbecq)

cloohes des églises de rebecq

Date de naissance et décès sont inconnus. Serait connu comme fondeur de cloches à Illoud en 1719, 1722, 1725, en collaboration avec Joseph Chevresson.
On lui aurait connu une période où il habite à Naives-En-Blois, ce d'après Henry Ronot. La durée n'est pas précisée. Il nous semble que cela relève d'une erreur d'homonyme et nous pensons que cette localisation n'est pas fondée. En effet, il y a eu une famille complète de Chevresson au sud-ouest de Commercy, ces derniers n'auraient aucun lien avec nos fondeurs.
Le 11 janvier 1718, il se marie avec Marguerite Julliot et a une fille : Marguerite Chevresson. Cette dernière se marie le 26 janvier 1751 avec Joseph Simon. Les Julliot étaient une famille très influente à Illoud.
Il n'est pas aisé d'établir une biographie des Chevresson. Ils portent souvent les mêmes prénoms. De nombreuses confusions existent, auxquelles d'ailleurs nous aurons peine à apporter des réponses. Nous y reviendrons souvent. Si quelques productions des Chevresson se trouvent éparses au travers de la France, une large part est réalisée en Belgique. Certains Chevresson s'y installent, ou en tout cas a priori y décèdent. Nous étudierons principalement la partie belge de leurs réalisations. Au travers de ce document, nous détaillerons les brèves biographies de Nicolas Ier Chevresson et Joseph Chevresson, tous deux frères, Nicolas II, le fils ou neveu de Joseph et un Joseph-Nicolas, inconnu au bataillon.
(extrait de « Tchorsky, PORTAIL DU PATRIMOINE INDUSTRIEL, CIVIL ET RELIGIEUX).

Les DROUOT (Quenast)

Né à Harréville-Les-Chanteurs le 28 janvier 1797 et décédé à Maisoncelles le 14 juin 1864. Il s'agit du fondeur Drouot ayant eu l'activité la plus prolifique en Belgique. Le nombre de cloches est énorme.
Joseph Drouot se marie le 7 avril 1823 avec Marie Perrin, la sœur de Joseph Perrin, au village de Maisoncelles. Il est domicilié à Maisoncelles toute la durée de sa vie.
Fondeur de grande réputation, à la production intense, il « partira en campagne » durant 45 ans, se consacrant à l’itinérance et à la fonte des cloches. Entre 1821 et 1823, il effectuera des collaborations avec Clément Habert, dit le Clémentin. Celui-ci est encore jeune. 1823 sera la fin de la collaboration inopinée, par le décès de Clémentin, lequel a 33 ans. La cause de ce décès n’est pas connue, si ce n’est qu’elle se situe en Belgique. Par la suite, Joseph Drouot collaborera avec Pierre Courteaux. Là une période de collaboration est connue entre 1824 et 1827.
Entre 1842 et 1845, celui-ci s’installe à Saint-Martin au Laërt, à côté de Saint-Omer, à la limite entre le Nord et le Pas-de-Calais. « Il élit domicile chez le sieur Beauchamp, aubergiste à Saint-Martin au Laërt ». Plus tard, il migre vers Leuze en Hainaut, « où il est domicilié chez le sieur Leclercq, menuisier et cabaretier rue du Bois-Blanc à Leuze ». Cette déclaration date de 1850. A ce jour, il ne reste absolument plus rien d'époque dans la rue en question à Leuze. Encore plus tard, on verra Paul Drouot actif dans la fonderie de Sin-Le-Noble. Il abandonne le métier en 1862. Durant ses activités, il a tenu à jour un (ou des) carnet(s), qui permettent d'apprécier très précisément les fontes réalisées, seul ou avec ses frères ou en collaboration.
Un élément qui permet de reconnaître une cloche Drouot est l’utilisation quasiment systématique de ce qu’on appelle dans le jargon « la palmette Drouot ». Les échanges de matrices étaient plus que fréquents, mais disons que la présence de cette palmette est déjà un élément favorable.
(extrait de « Tchorsky, PORTAIL DU PATRIMOINE INDUSTRIEL, CIVIL ET RELIGIEUX).

cloche de rebecq

La fameuse « palmette » des Drouot

Les TORDEUR (Rebecq)

La fonderie de cloches Tordeur, créée à Nivelles à la fin du XVIe siècle prit une extension notable dans la première moitié du siècle suivant. Dans des notices précédentes, nous avons déjà fait connaître, d'après des documents inédits, des productions importantes dues à Thomas Tordeur et à Jean son fils (1). De nouveaux renseignements nous permettent d'accroître encore l'énumération de cloches sorties de leur atelier plus spécialement pour des églises du Brabant.
La famille Tordeur est une petite dynastie de fondeurs de cloches, originaire de Nivelles. Elle est méconnue. Cette mini-dynastie comprend : Thomas Tordeur, Jean 1er Tordeur fils de Thomas, Thomas-François fils de Jean 1er, Jean II fils supposé de Thomas-François.

Thomas Tordeur est né à une date inconnue, commence son activité en 1589 et il est décédé en 1644. Il serait le fondateur de la fonderie de cloches. De 1617 à 1633, il travaillera avec son fils, Jean 1er.
Les travaux connus sont:
-Hekelgem - 1 cloche - 1589. Présence attestée
-Sart-Dames-Avelines – 2 cloches – 1590. SL.
-Binche – 9 cloches de carillon – 1596-1599. Présence attestée
-Geraardsbergen - 1 cloche – 1601. Présence attestée
-Soignies – Des cloches de carillon – 1602. SL
-Bruxelles – Saint-Nicolas – 10 cloches de carillon – 1605-1606. SL. Avec Grongnart
-Braine-Le-Château - 1 cloche - 1608. Présence attestée.
(SL signifie selon littérature, présence attestée signifie que la cloche existe encore).

Jean 1er Tordeur commence son activité en 1617 et il est décédé en 1641. Il est connu par le dictionnaire des facteurs d’instruments de musique qu’il se séparera de la fonderie de son père en 1633, un document fixant les conditions économiques de cette séparation. Il est basé à Nivelles.
-Saint-Amand - 1 cloche - 1592. Jean Tordeur. Présence attestée
-Ghlin – 1 cloche – 1617. SL
-Bois-Seigneur-Isaac – 1 cloche – 1619. SL
-Saint-Vaast – 1 cloche – 1621. SL
-Namur – 4 cloches – 1624. SL
-Soignies – 3 cloches – 1626. SL
-Geraardsbergen - 2 cloches - 1632, 1637. Présence attestée.
-Saint-Vaast – 1 cloche – 1636. SL.
-Nivelles – Des cloches – 1641. SL
-Steenokkerzeel - 6 cloches - dates non connues. Présence attestée.

Thomas François Tordeur est né en 1608 et décédé en 1646. Nous ne connaissons quasiment rien, si ce n’est qu’il reprend la fonderie de son père (Jean premier) en 1646. Nous savons qu’il travailla à la collégiale de Nivelles et au Petit-Roeulx.
-Nivelles – 22 cloches de carillon – 1642-1643. SL
-Mons – Maison de la vie Montoise – 1 cloche

Jean II Tordeur est probablement le fils de Thomas-François. Il travaille d’après le DFIM pour Anvers et Steenokkerzeel.
Les périodes d’activité des Tordeur sont bornées de 1589 (naissance de la fonderie Thomas Tordeur) à 1670, dernière trace d’activité de Jean II Tordeur. Le bornage est donc extrêmement simple, ce ne sont ‘que’ des cloches du XVIIeme siècle, à la précision près que des cloches peuvent être datées légèrement avant – légèrement après. Toute autre datation est ainsi une erreur.

cloche de rebecq

Inventaire des cloches de l’église Saint-Martin de Bierghes - (Curé: Adrien Vanden Hulet)

- L’église de Bierghes possède deux cloches appelées usuellement la « petite cloche » et la « grande cloche ».
- La petite a été coulée en 1719 par Ignace Roland.
- La grosse a été fondue en 1845, brisée en 1891 et rétablie en juillet 1891 par M. Adrien Causard, de Tellin (province Luxembourg).
- Le poids de la petite cloche est d’environ 200 kg, celui de la grosse de 985 kg.*
- Le son de la grosse cloche est en « la », celui de la petite en « sol ».

Inscriptions apparaissant sur la grosse cloche :
« FONDUE EN 1845, BRISÉE EN 1891 ; LA FABRIQUE DE L’EGLISE DE BIERGHES M’A FAITE RÉTABLIR EN JUILLET 1891. - E. L. PAUL, CURÉ CHRÉTIEN, JE SUIS TA VOIX AU SOMMET DE LA TOUR - TOUS LES CRIS DE TON CŒUR ME CHANTENT TOUR À TOUR *

Inscriptions apparaissant sur la petite cloche :
LE R. P. PIERRE BAILLANT VINGTSEPTIÈME PRIEUR DE CE CLOÎTRE
MA FAIT FONDRE À LONNEUR DE DIEU ET DU SAINT SANG DE MIRACLE
IGNAS ROLANT MA FAIT L’AN 1719


Les cloches ne présentent aucune forme particulièrement remarquable.
La petite cloche a été enterrée pendant la Révolution Française, dans l’étang de la ferme voisine de l’église, appelée « Ferme du Lion Rouge » par le curé de l’époque, M. Bultiau et Constantin ; elle a réapparu par après dans l’église, à la grande joie des paroissiens qui la croyaient perdue**.

(Date du rapport : 18 février 1918 - A. G. R.)
Remarques:
* Certaines sources, dont René Desmedt (Vie communale n° 19, avril 1981) citent « tous les cris de ton cœur m’ébranlent... »
** En 1943, l’autorité allemande confia l’enlèvement des cloches à des firmes privées. Des vandales se présentèrent à l’église de Bierghes, mais suivant aveuglément les instructions reçues, se contentèrent d’enlever la grosse cloche parce qu’elle était en bronze et négligèrent le petite cloche qui était en argent (Jeanine Solvay revue du Rewisbique, n°3 1997 juin p. 22 à 27). Les photos de la grosse cloche de Bierghes proviennent du cahier descriptif de Bierghes, écrit par Ernest Lawarie, instituteur à Bierghes de 1885 à 1928. Il ne fait pourtant pas état de ce que la petite cloche est en argent.

cloche de rebecq

La grosse cloche de Bierghes, lors de son « enlèvement » Est-ce en 14/18? (photo: archives Rewisbique-Fond Jespers)

Inventaire des cloches de l’église Saint-Martin de Quenast - (Curé : A. Devos)

L’église de Quenast contient trois cloches : Emelie, Ludivine-Charlotte et Martine.
Emelie : hauteur intérieure : 0, 68 m. ; diamètre d’ouverture : 0,91 m. ; circonférence extérieure de la base : 2,82 m.
Son poids approximatif est de 350 kg. Le son produit est le « la ».

Inscriptions apparaissant sur la cloche Emelie:
FELIX, HENRI JOSEPH DE MALENGREA DE QUANASTU.
MARIE THÉRÈSE DYVE SON ÉPOUSE
NOM DE LA CLOCHE EMELIE 1804 †
F. PAR C. DROUOT ET FR. REGNAUST


N.B. Les de Malengrau étaient les seigneurs de Quenast; cette famille, aujourd’hui éteinte, était apparentée aux de Bousies et aux de Buisseret. Les de Bousies ayant disparu également, les de Buisseret sont seuls à représenter, à l’heure actuelle, la famille primitive dont l’un des membres fit don à l’église de la cloche en question.

Ludivine-Charlotte : hauteur intérieure : 0, 62 m. ; diamètre d’ouverture : 0,88 m.
Son poids approximatif est de 275 kg. Le son produit est le « si ».

Inscriptions apparaissant sur la cloche Ludivine-Charlotte:
J’AI POUR PARRAIN CHARLES LOUIS CLÉMENT BOURGMESTRE DE LA COMMUNE DE QUENAST
ET POUR MARRAINE LUDIVINE MARIE MALBECQ, ÉPOUSE DE M. PIERRE JOSEPH DESENFANS ÉCHEVIN DE LA DITE COMMUNE.
JE ME NOMME LUDIVINE CHARLOTTE 1855 - DROUOT PÈRE ET FILS FONDEURS À TOURNAY


NB. Cette cloche, comme les deux autres, par ailleurs, provient de l’ancienne église. Mais elle était fendue et hors d’usage. Elle fut refondue lors de la reconstruction de l’église actuelle, c'est-à-dire, en 1855.

Martine : hauteur intérieure : 0, 57 m. ; diamètre d’ouverture : 0,74 m. ; circonférence extérieure de la base : 2,30 m.
Son poids approximatif est de 200 kg. Le son produit est le «do» naturel.

Inscriptions apparaissant sur la cloche Martine :
J’APPARTIENS À LA COMMUNE DE QUENAST, J’AI POUR PARRAINR DECRICK DEPSEINGHEN
ET POUR MARRAINE MARIE JOSEPH HONORINE RICOUR DE QUENAST ET FUT BÉNI L’AN 1804.
CURÉ AUGUSTIN JOSEPH RAOULT DE SOIGNIES ET MARIE JOSEPH MALBECQ DE NAAST
ADJT ANT. DELHAIE
MARTINE
FAIT PAR CLÉMENT DROUOT ET FRANÇOIS REGNAUST DANS LA MAISON DE F. DERICK


(Date du rapport : 1er mars 1918)

Inventaire des cloches de l’église Saint-Géry de Rebecq - (Curé : J. Dacosse)

L’église de Rebecq contient deux cloches, elles sont placées dans sa tour. Il y a également deux autres cloches dans le clocher de la chapelle de l’hospice.

La grosse cloche a été coulée à Soignies, en 1829 par les fondeurs Joseph Drouot et James Bastien.
Elle pèse environ 1200 kg.
Elle a comme ornements en bas-relief, d’un côté : Jésus en croix et Ste-Madeleine ; en face, la vierge avec l’enfant Jésus sur le bras gauche et un sceptre de la main droite ; d’un troisième côté, il y a cinq têtes d’anges. Tout autour, il y a deux bandes d’ornements.
Hauteur extérieure : 1 m. ; Hauteur intérieure : 090 m. - Largeur extérieure (base) : 1,13 m. ; Largeur intérieure : 0,90 m.

Inscriptions apparaissant sur la première cloche (la grosse):

MME FANÇOISE POLIET VVE JEAN JH DEMEURE
TOUS DEUX DE REBECQ M’A FAIT FONDRE À SOIGNIES L’AN 1829
M. DEWEUWE CURÉ D’HAL ET DOYEN M’A BÉNIT
JE M’APPELLE FRANÇOISE FÉLICITÉ
J’AI EU POUR PARRAIN M. JOSEPH CHAMPAGNE, NOTAIRE
POUR MARRAINE MME FÉLICITÉ POLIET, TOUS DEUX DE REBECQ
CURÉ NOMMÉ AU DIT REBECQ, L’AN 1806 M. AUGTIN LEMERCIER, NÉ À IZIÈRES


La petite cloche de Rebecq pèse environ 200 kg
Inscriptions apparaissant sur la deuxième cloche (la petite):
THOMAS ET JEAN TORDEUR M’ONT FAICT POUR REBECQ, L’AN 1616

Inventaire des cloches de la chapelle de l’Hospice de Rebecq

Le clocher de l’Hospice de Rebecq contient deux cloches, la grande et la petite.
La grande cloche a été placée par la firme O. Michaux, de Louvain, au commencement de 1914, en remplacement d’une ancienne cloche fêlée. Elle pèse environ 105 kg.

Inscriptions apparaissant sur la première cloche (la grande):
VOCO, DECORO, PLORO

La petite cloche de l’Hospice de Rebecq a été donnée par J_J. Bertrand, directeur du couvent. La bénédiction a eu lieu le 17 mai 1824 ; elle fut nommée Jean-Henri et eut pour parrain M. Jean Freysseus, curé de Wisbecq, confesseur extraordinaire des religieuses et pour marraine Sœur Henriette Clément, ancienne prieure. Elle pèse environ 50 kg

Inscriptions apparaissant sur la deuxième cloche (la petite):
M ET N VAN LAER BRUX : ANO 1767

(Date du rapport : 20 avril 1919)

Inventaire des cloches de l’église de Wisbecq (Saintes) - (Curé : J Tassenhoye)

L’église de Wisbecq contient deux cloches, elles sont placées dans sa tour. On raconte qu’on les sauva, lors de la Révolution Française en les cachant dans l’étang du château.

Inscriptions apparaissant sur la première cloche (la grosse):
A LA GLOIRE DU TRÈS-HAUT, ET, DE SON GRAND SAINT, FIACRE, PATRON DE CETTE PAROISSE
DE LA PETITE JE SUIS DEVENUE LA GROSSE
DES LIBÉRALITÉS DES ILLUSTRES SEIGNEUR ET DAME DE CE LIEU
LISEZ MES COMPAGNONS VOUS Y TROUVEREZ LEURS NOMS ET DES HABITANTS DE CETTE VILLE WISBECQUE
PAR NICOLAS JOSEPH CHEVRESON
EN MAY DE L’AN DE GRÂCE 1728


Inscriptions apparaissant sur la deuxième cloche (la petite):
A L’HONNEUR ET GLOIRE DE LA TRÈS SAINTE TRINITÉ UN SEUL DIEU, ET DE SON MIRACULEUX SAINT-FIACRE
SUIS FONDUE DE LA GÉNÉROSITÉ DU NOBLE SEIGNEUR MESSIRE CHARLES JOSEPH DEVORCHIE
NÉ LIBRE BARON DU SAINT EMPIRE ROMAIN ET D’ILLUSTRE DAME MARIE BARBE,
NÉE BARONNE VANDERBOGE DE MACKEN SON ÉPOUSE SEIGNEUR ET DAME DE CETTE PAROISSE
PAR NICOLAS CHEVRESON
EN OCTOBRE DE L’AN DE GRÂCE 1727


(Date du rapport : 22 février 1918)

cloche de rebecq

Calques réalisé sur les cloches de St-Géry, en 1919, par J Dacosse, curé.

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